Petit rappel des faits
A l'heure où tout le monde ne se soucie que de progression dans la hiérarchie de notre société, de trouver une nouvelle technologie qui pourra nous permettre de mieux vivre et d'accentuer notre confort déjà trop élevé en comparaison avec la plupart des pays du tiers monde, à l'heure où de nombreux pensent que la vie est un don magnifique du ciel fait au plus chanceux, c'est à dire 6 milliards de connards, et bien moi je tiens juste à faire un petit papier afin d'essayer de définir ce que l'on appelle la vie.
Tout commence par la naissance, une sorte d'acte masochiste se finissant par les pleures du nouveau né ce qui prouve que lui au moins a déjà compris ce qui l'attendait dans un avenir proche.
Bien entendu, ce bébé ne peut dans l'immédiat se suffire à lui même car, comme tout être parfais à la base, il ne peut ni marcher, ni parler, ni même contrôler ses envies pressentes.
Le plus intéressant dans tout cela est de savoir que nous autres hommes ne sommes même pas censé être la race "intelligente" comme nous la connaissons. En effet au départ, l'humain ne possédait pas la capacité organique pour parler ni même pour se tenir debout sur ses deux jambes.
Le bébé est donc vraiment l'être parfait par définition, il est à l'image de ce que nous devrions être et surtout n'est pas encore "souillé" par la connerie humaine.
Mais tout ceci change après 3 petites années environ, l'enfant parle, marche et commence à penser par lui même. Il découvre les joies de la vie grâce à ses yeux d'enfant.
Mais ça reste relativement éphémère: la socialisation primaire (venant des parents) étant bien entamé, il est temps de permettre à notre chérubin de découvrir ce que lui réserve sa vie futur grâce au deuxième stade de la socialisation. Ainsi c'est avec tristesse qu'un jour de ses 3 ans, l'enfant se sépare en larmes de sa mère, émue aussi pour l'occasion, afin de rejoindre une parfaite étrangère qui se prétend être la personne qui va lui permettre de faire ses premiers pas dans la société.
Et là tout contact avec ce que devrait être la vie est totalement rompu. Sans laisser le moindre choix à l'individu en question, on l'arrache de sa vie paisible passée avec ses parents, de ses journées remplies d'aventures extraordinaires grâce à une imagination débordante et quelques jouets anodins pour qu'il rentre dans le système, que l'on formate son esprits en plein développement afin d'en faire un objet qui sera plus tard utile pour la société.
D'abord tout va bien, on lui fait faire des dessins, des jeux très amusants. C'est comme avec maman, l'enfant aime ça, la maîtresse est gentille. Puis au fur et à mesure que les années passent, le tout devient de moins en moins amusant. L'enfant se fait crier dessus parce qu'il n'a pas fait ses devoirs car il n'avait pas compris la leçon de la veille. Mais on ne veut pas l'entendre, à quoi bon, ça deviendra un de ces nombreux élèves en difficulté que l'on isolera afin que son "ignorance" ne déteigne pas sur les autres enfants qui sont potentiellement de futurs bons éléments de la société.
De plus en plus il se sent prisonnier de ce monde, se demande pourquoi l'impose de faire tout ceci. Ses parents lui disent que c'est pour son bien, pour son futur. Mais quel futur? On ne lui en parle jamais.
Et sans crier gard l'enfant se retrouve au collège. Le pire endroit de socialisation par excellence. Tout d'abord il n'est plus un enfant, mais un pré adolescent. Les autres personnes dans son cas sont moqueuses, on cultive la différence lors de cette période, il faut surtout faire comme les autres et être comme tout le monde. C'est sûrement là le premier pas vers le formatage collectif.
Le pré adolescent commence à vouloir acheter des habits à la mode, il s'identifie à des stars qu'il voit le matin dans des clips avant d'aller au collège et surtout il commence à rentrer dans uns sorte de crise plus communément appelée crise d'adolescence.
C'est à cette période que les hormones commencent à se manifester et font effets tout d'abord sur notre comportement (nombreux actes contradictoires, réflexions sur de nombreux sujets, refus des plaisirs...) mais aussi sur notre corps lui même (attirances sexuelles mais surtout de nombreux changements physiques).
Et c'est là que tout bascule, à la veille de son entré au lycée, l'adolescent se prend pour un être supérieur, pense que tout le monde est con, ses parents en premier. Il fume pour se donner un genre et fait acte de rébellion face aux autorités supérieurs (dans le cas présent: les profs).
Par miracle, l'adolescent parviens finalement au lycée, et là tout est différent, il peut se permettre d'appartenir à un groupe qui se distingue pour ses idéologie ou pour ses tenues vestimentaires, il est plus libres (attention ce ne sont que des illusions par ailleurs). Mais c'est surtout là qu'il parviendra normalement à concrétiser ce qu'il convoitait tant depuis des années. C'est certainement la période que l'on pourrait qualifier de répits. Puis vient le Bac. Epreuve tant redoutée par des millions de personnes: tout son entourage lui met la pression en lui affirmant que sans le bac on ne peut rien faire dans sa vie, mais l'adolescent ne sait même pas ce qu'il veut faire dans sa vie.
Le jour des résultats, des jeunes pleurent d'autre éclatent de joie, lui s'en fout, il ne sait pas quoi en faire de son bac.
Après de nombreuses réflexions le nouvel adulte se décide finalement de suivre des études supérieures choisie un peu au hasard et surtout pour faire plaisir à ses parents.
Il se retrouve à faire quelque chose qui ne le passionne pas plus que ça, mais bon, tout le monde lui dit qu'il faut faire quelque chose de sa vie et surtout que l'on a rien sans rien. Il déteste d'ailleurs ce genre d'expression qu'il considère comme étant des facilité à fataliser. Il refuse secrètement de se retrouver comme tout son entourage et surtout sa famille, à faire un travail totalement inintéressant tout ça pour nourrir une famille qui serait sûrement non désirée.
Mais ses parents le forcent.
Ainsi, à l'approche de ses 25 ans et un diplôme d'enseignement supérieurs, le jeune homme se lance dans la vie active. Metro, boulo, dodo. Il rencontrera lors d'une soirée organisée par son comité d'entreprise une jeune femme de son age qui travaille dans un secteur proche du sien mais dans un boulo autant rébarbatif et inutile. Il pensera tomber amoureux de celle-ci pour des qualité u'il se forcera de lui trouver, vivront ensemble.
Puis à l'aube de ses 30 ans, il réalisera que tout ce qu'il fait est chiant, que ça ne lui apporte rien, qu'il survit au lieu de vivre. Il se rappellera ses rêves d'enfant et d'adolescent, de vivre à l'aventure, seul et reclus de ce système. Il constatera que tout ce qui l'entoure lui parait bien inutile, que son mobilier ne lui a pas apporté un bien être aussi grand que la liberté. Il pensera à sa voiture qui peut aller à des vitesses folles, qui lui permet de regarder des films alors qu'il conduit et qui lui permet aussi de montrer aux autres personnes à quel point sa vie est "réussi". Mais il comprendra bien vite que tout ceci ne sert à rien.
Et malgré la difficulté de se relever d'un tel choc, grâce à sa fiancée, avec qui il envisage de se marier d'ici peu, il surmontera la crise de la trentaine.
Dix années passeront, il se mariera, aura un gosse ou deux afin de perpétuer une descendance à son nom, malgré le fait qu'il ne voit que très rarement le reste de sa famille à l'exception des fêtes de fin d'année.
Après quelques années de mariage, le couple divorcera à cause de la lassitude de la vie de couple et aussi d'une libido décadente au fil du temps passé.
Il écopera de la garde des enfants un week-end sur deux et se remettra une nouvelle fois énormément en cause passé les 40 ans.
Il arrivera tout de même de se recaser avec une femme dans le même cas que lui et passera encore une quinzaine d'année à passer la plupart de son temps à son travail en espérant trouver la solution au but de sa vie.
A 60 ans il prendra enfin une retraite méritée. Mais il n'en profitera certainement peu vu son état physique qu'il a négligé au profit de son travail. Il fera un rapprochement avec sa première femme, ses enfants, qui sont partis suivre des études de haut niveau à l'étranger. Il sera à présent seul, sa seconde femme étant morte d'un cancer quelconque. Il se sentira seul, ne profitera pas du seul moment de liberté auquel notre société lui a accordé. Il s'isolera et moura. Sur son lit de mort il repensera une nouvelle fois à toute sa vie. Se disant que le plus dur finalement dans la mort ne l'est pas forcément pour celui qui meurt mais surtout pour son entourage qui devra continuer à vivre sans cette personne. Il pleurera en se disant que en fin de compte le meilleur dans cette vie est bel et bien la mort, qu'il pourra enfin se reposer quand il aura définitivement fermé les yeux.
Et pendant ce temps d'autres naîtront...
Tout commence par la naissance, une sorte d'acte masochiste se finissant par les pleures du nouveau né ce qui prouve que lui au moins a déjà compris ce qui l'attendait dans un avenir proche.
Bien entendu, ce bébé ne peut dans l'immédiat se suffire à lui même car, comme tout être parfais à la base, il ne peut ni marcher, ni parler, ni même contrôler ses envies pressentes.
Le plus intéressant dans tout cela est de savoir que nous autres hommes ne sommes même pas censé être la race "intelligente" comme nous la connaissons. En effet au départ, l'humain ne possédait pas la capacité organique pour parler ni même pour se tenir debout sur ses deux jambes.
Le bébé est donc vraiment l'être parfait par définition, il est à l'image de ce que nous devrions être et surtout n'est pas encore "souillé" par la connerie humaine.
Mais tout ceci change après 3 petites années environ, l'enfant parle, marche et commence à penser par lui même. Il découvre les joies de la vie grâce à ses yeux d'enfant.
Mais ça reste relativement éphémère: la socialisation primaire (venant des parents) étant bien entamé, il est temps de permettre à notre chérubin de découvrir ce que lui réserve sa vie futur grâce au deuxième stade de la socialisation. Ainsi c'est avec tristesse qu'un jour de ses 3 ans, l'enfant se sépare en larmes de sa mère, émue aussi pour l'occasion, afin de rejoindre une parfaite étrangère qui se prétend être la personne qui va lui permettre de faire ses premiers pas dans la société.
Et là tout contact avec ce que devrait être la vie est totalement rompu. Sans laisser le moindre choix à l'individu en question, on l'arrache de sa vie paisible passée avec ses parents, de ses journées remplies d'aventures extraordinaires grâce à une imagination débordante et quelques jouets anodins pour qu'il rentre dans le système, que l'on formate son esprits en plein développement afin d'en faire un objet qui sera plus tard utile pour la société.
D'abord tout va bien, on lui fait faire des dessins, des jeux très amusants. C'est comme avec maman, l'enfant aime ça, la maîtresse est gentille. Puis au fur et à mesure que les années passent, le tout devient de moins en moins amusant. L'enfant se fait crier dessus parce qu'il n'a pas fait ses devoirs car il n'avait pas compris la leçon de la veille. Mais on ne veut pas l'entendre, à quoi bon, ça deviendra un de ces nombreux élèves en difficulté que l'on isolera afin que son "ignorance" ne déteigne pas sur les autres enfants qui sont potentiellement de futurs bons éléments de la société.
De plus en plus il se sent prisonnier de ce monde, se demande pourquoi l'impose de faire tout ceci. Ses parents lui disent que c'est pour son bien, pour son futur. Mais quel futur? On ne lui en parle jamais.
Et sans crier gard l'enfant se retrouve au collège. Le pire endroit de socialisation par excellence. Tout d'abord il n'est plus un enfant, mais un pré adolescent. Les autres personnes dans son cas sont moqueuses, on cultive la différence lors de cette période, il faut surtout faire comme les autres et être comme tout le monde. C'est sûrement là le premier pas vers le formatage collectif.
Le pré adolescent commence à vouloir acheter des habits à la mode, il s'identifie à des stars qu'il voit le matin dans des clips avant d'aller au collège et surtout il commence à rentrer dans uns sorte de crise plus communément appelée crise d'adolescence.
C'est à cette période que les hormones commencent à se manifester et font effets tout d'abord sur notre comportement (nombreux actes contradictoires, réflexions sur de nombreux sujets, refus des plaisirs...) mais aussi sur notre corps lui même (attirances sexuelles mais surtout de nombreux changements physiques).
Et c'est là que tout bascule, à la veille de son entré au lycée, l'adolescent se prend pour un être supérieur, pense que tout le monde est con, ses parents en premier. Il fume pour se donner un genre et fait acte de rébellion face aux autorités supérieurs (dans le cas présent: les profs).
Par miracle, l'adolescent parviens finalement au lycée, et là tout est différent, il peut se permettre d'appartenir à un groupe qui se distingue pour ses idéologie ou pour ses tenues vestimentaires, il est plus libres (attention ce ne sont que des illusions par ailleurs). Mais c'est surtout là qu'il parviendra normalement à concrétiser ce qu'il convoitait tant depuis des années. C'est certainement la période que l'on pourrait qualifier de répits. Puis vient le Bac. Epreuve tant redoutée par des millions de personnes: tout son entourage lui met la pression en lui affirmant que sans le bac on ne peut rien faire dans sa vie, mais l'adolescent ne sait même pas ce qu'il veut faire dans sa vie.
Le jour des résultats, des jeunes pleurent d'autre éclatent de joie, lui s'en fout, il ne sait pas quoi en faire de son bac.
Après de nombreuses réflexions le nouvel adulte se décide finalement de suivre des études supérieures choisie un peu au hasard et surtout pour faire plaisir à ses parents.
Il se retrouve à faire quelque chose qui ne le passionne pas plus que ça, mais bon, tout le monde lui dit qu'il faut faire quelque chose de sa vie et surtout que l'on a rien sans rien. Il déteste d'ailleurs ce genre d'expression qu'il considère comme étant des facilité à fataliser. Il refuse secrètement de se retrouver comme tout son entourage et surtout sa famille, à faire un travail totalement inintéressant tout ça pour nourrir une famille qui serait sûrement non désirée.
Mais ses parents le forcent.
Ainsi, à l'approche de ses 25 ans et un diplôme d'enseignement supérieurs, le jeune homme se lance dans la vie active. Metro, boulo, dodo. Il rencontrera lors d'une soirée organisée par son comité d'entreprise une jeune femme de son age qui travaille dans un secteur proche du sien mais dans un boulo autant rébarbatif et inutile. Il pensera tomber amoureux de celle-ci pour des qualité u'il se forcera de lui trouver, vivront ensemble.
Puis à l'aube de ses 30 ans, il réalisera que tout ce qu'il fait est chiant, que ça ne lui apporte rien, qu'il survit au lieu de vivre. Il se rappellera ses rêves d'enfant et d'adolescent, de vivre à l'aventure, seul et reclus de ce système. Il constatera que tout ce qui l'entoure lui parait bien inutile, que son mobilier ne lui a pas apporté un bien être aussi grand que la liberté. Il pensera à sa voiture qui peut aller à des vitesses folles, qui lui permet de regarder des films alors qu'il conduit et qui lui permet aussi de montrer aux autres personnes à quel point sa vie est "réussi". Mais il comprendra bien vite que tout ceci ne sert à rien.
Et malgré la difficulté de se relever d'un tel choc, grâce à sa fiancée, avec qui il envisage de se marier d'ici peu, il surmontera la crise de la trentaine.
Dix années passeront, il se mariera, aura un gosse ou deux afin de perpétuer une descendance à son nom, malgré le fait qu'il ne voit que très rarement le reste de sa famille à l'exception des fêtes de fin d'année.
Après quelques années de mariage, le couple divorcera à cause de la lassitude de la vie de couple et aussi d'une libido décadente au fil du temps passé.
Il écopera de la garde des enfants un week-end sur deux et se remettra une nouvelle fois énormément en cause passé les 40 ans.
Il arrivera tout de même de se recaser avec une femme dans le même cas que lui et passera encore une quinzaine d'année à passer la plupart de son temps à son travail en espérant trouver la solution au but de sa vie.
A 60 ans il prendra enfin une retraite méritée. Mais il n'en profitera certainement peu vu son état physique qu'il a négligé au profit de son travail. Il fera un rapprochement avec sa première femme, ses enfants, qui sont partis suivre des études de haut niveau à l'étranger. Il sera à présent seul, sa seconde femme étant morte d'un cancer quelconque. Il se sentira seul, ne profitera pas du seul moment de liberté auquel notre société lui a accordé. Il s'isolera et moura. Sur son lit de mort il repensera une nouvelle fois à toute sa vie. Se disant que le plus dur finalement dans la mort ne l'est pas forcément pour celui qui meurt mais surtout pour son entourage qui devra continuer à vivre sans cette personne. Il pleurera en se disant que en fin de compte le meilleur dans cette vie est bel et bien la mort, qu'il pourra enfin se reposer quand il aura définitivement fermé les yeux.
Et pendant ce temps d'autres naîtront...
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