L'encyclopédie du Nanar Vol 11: Les visiteurs

Réalisé par Jean-Marie Poiré
Avec Jean Reno, Christian Clavier, Valérie Lemercier
France - 1993 - 1h40
Comment en l'an de grâce 1112 le comte de Montmirail et son fidèle écuyer, Jacquouille la Fripouille, vont se retrouver propulses en l'an 1992 après avoir bu une potion magique fabriquée par l'enchanteur Eusaebius leur permettant de se défaire d'un terrible sort.
Bon que dire de ce film, qui à lui seul représente la "grandeur" du cinéma comique français des années 90 mais aussi son déclin, à part que toute la population hexagonale l'a au moins vu une fois dans sa vie. Je ne vais donc pas trop m'éterniser sur les détails et m'expliquer pourquoi je le catégorie dans les Narnars.
Pour commencer, le film à quand même vraiment vieilli et à l'inverse du vin, il ne s'est pas bonifié avec le temps. Alors même si quelques gags, ou plutôt personnages sont encore hilarants (notamment Marie-Anne Chazel qui joue à merveille son rôle de clocharde, malgré la comparaison avec son personnage de Zezette dans le "Père Noël est une ordure") le reste du film est complètement à la ramasse.
Le principal défaut des "Visiteurs" est son rythme: le film commence à 200 à l'heure, à la limite de l'hypertension, pour se retrouver complètement mou au milieu et finir avec un rythme encore trop rapide. Pour une 9ème réalisation de la part de Jean-Marie Poiré, c'est plutôt navrant.
En effet le réalisateur du "Père Noël est une ordure" déçoit par son "non-contrôle" du film (je sais c'est nouveau comme terme, ça vient de sortir). Le film ne repose que sur les épaules de Valérie Lemercier qui excelle tant bien que mal dans son rôle de bourgeoise nouvelle génération. La preuve sera faite 4 ans plus tard avec la suite, "Les couloirs du temps, les visiteurs 2", dans laquelle Muriel Robin n'arrivera pas à reprendre ce personnage avec succès, pour ne pas dire qu'elle se plante littéralement.
Alors tout le monde a loué les talents de Christian Clavier, co-scénariste de l'oeuvre par ailleurs, pour son double rôle, mais avec le temps je le trouve encore plus détestable avec ses mimiques trop forcées et débilisantes. C'est un point de vue tout à fait personnel et je tiens à souligner que j'étais un grand fan à l'époque et c'est bien là le problème: le film ne s'adresse finalement qu'aux enfants et pré adolescent (de ma génération je pense).
Malgré ces défauts, le film reste un bon divertissement familiale avec quelques scènes cultes, comme l'attaque de la fourgonnette du postier qui ne cessera de me faire pleurer de rire ("c'est des malades!!!") ou la scène en intégralité de la soirée chez notre couple bourgeois (le bain, le repas etc...). A noter aussi toutefois une B.O plutôt agréable de la part de Eric Levi, qui n'est autre que l'homme se cachant derrière le fameux groupe "Era", et qui signe une musique qui colle parfaitement au thème du film.
En clair, "Les visiteurs" est exactement l'exemple parfais de Nanar sympathoche qui nous procure un plaisir coupable à regarder et dont on ne se lasse pas malgré son vieillissement et sa ringardise. C'est ça l'effet nostalgie...
Avec Jean Reno, Christian Clavier, Valérie Lemercier
France - 1993 - 1h40
Comment en l'an de grâce 1112 le comte de Montmirail et son fidèle écuyer, Jacquouille la Fripouille, vont se retrouver propulses en l'an 1992 après avoir bu une potion magique fabriquée par l'enchanteur Eusaebius leur permettant de se défaire d'un terrible sort.
Bon que dire de ce film, qui à lui seul représente la "grandeur" du cinéma comique français des années 90 mais aussi son déclin, à part que toute la population hexagonale l'a au moins vu une fois dans sa vie. Je ne vais donc pas trop m'éterniser sur les détails et m'expliquer pourquoi je le catégorie dans les Narnars.
Pour commencer, le film à quand même vraiment vieilli et à l'inverse du vin, il ne s'est pas bonifié avec le temps. Alors même si quelques gags, ou plutôt personnages sont encore hilarants (notamment Marie-Anne Chazel qui joue à merveille son rôle de clocharde, malgré la comparaison avec son personnage de Zezette dans le "Père Noël est une ordure") le reste du film est complètement à la ramasse.
Le principal défaut des "Visiteurs" est son rythme: le film commence à 200 à l'heure, à la limite de l'hypertension, pour se retrouver complètement mou au milieu et finir avec un rythme encore trop rapide. Pour une 9ème réalisation de la part de Jean-Marie Poiré, c'est plutôt navrant.
En effet le réalisateur du "Père Noël est une ordure" déçoit par son "non-contrôle" du film (je sais c'est nouveau comme terme, ça vient de sortir). Le film ne repose que sur les épaules de Valérie Lemercier qui excelle tant bien que mal dans son rôle de bourgeoise nouvelle génération. La preuve sera faite 4 ans plus tard avec la suite, "Les couloirs du temps, les visiteurs 2", dans laquelle Muriel Robin n'arrivera pas à reprendre ce personnage avec succès, pour ne pas dire qu'elle se plante littéralement.
Alors tout le monde a loué les talents de Christian Clavier, co-scénariste de l'oeuvre par ailleurs, pour son double rôle, mais avec le temps je le trouve encore plus détestable avec ses mimiques trop forcées et débilisantes. C'est un point de vue tout à fait personnel et je tiens à souligner que j'étais un grand fan à l'époque et c'est bien là le problème: le film ne s'adresse finalement qu'aux enfants et pré adolescent (de ma génération je pense).
Malgré ces défauts, le film reste un bon divertissement familiale avec quelques scènes cultes, comme l'attaque de la fourgonnette du postier qui ne cessera de me faire pleurer de rire ("c'est des malades!!!") ou la scène en intégralité de la soirée chez notre couple bourgeois (le bain, le repas etc...). A noter aussi toutefois une B.O plutôt agréable de la part de Eric Levi, qui n'est autre que l'homme se cachant derrière le fameux groupe "Era", et qui signe une musique qui colle parfaitement au thème du film.
En clair, "Les visiteurs" est exactement l'exemple parfais de Nanar sympathoche qui nous procure un plaisir coupable à regarder et dont on ne se lasse pas malgré son vieillissement et sa ringardise. C'est ça l'effet nostalgie...
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